Editorial.

                                                                                                          

Vive les vacances !

Nous voilà déjà arrivés au mois de juin ! Que le temps passe vite !

Lors de notre dernier conseil diocésain, nous avons constaté que les groupes avaient terminé le livret annuel 2017-2018 ; « Ce monde qui nous est confié. »

Avec ce thème, nous avons pu réfléchir sur ce monde qui brûle mais qui est aussi paradoxalement « bon ».

Oui, notre monde peut être bon malgré tout ce que nous entendons, nous voyons ou subissons.

Le Seigneur a « fait » l’homme bon au départ car Il croit en nous et croît en nous !

La dernière exhortation de notre Pape François « Gaudete et Exsultate » nous engage sur l’appel à la sainteté dans notre monde actuel.
Notre Saint Père veut nous faire comprendre que la sainteté s’adresse à chacun de nous : tous sont « appelés par Dieu, chacun sa route, à une sainteté dont le summum est celle même du Père » et elle n’est pas l’apanage des prêtres ou des religieux.

Nous sommes tous appelés à « vivre les mystères de sa vie en union avec Lui ». A nous de trouver notre route. Et pourquoi pas par notre présence à notre mouvement de Vie Montante ?                                                                                                  

Bonnes vacances et au plaisir de vous revoir le 27 août 2018 pour la présentation de notre nouveau livret.

 

Luc Vandeloise


Voyage à Lessines

 

Le 17 mai, le Conseil diocésain avait programmé une visite à l’Hôpital Notre Dame à La rose de Lessines.

Rendez-vous avait donc été pris pour tous se retrouver au centre culturel Magritte. Malgré des déviations dues aux importants travaux dans la commune, notre groupe diocésain est finalement parvenu au lieu de retrouvaille !

Nous avons été répartis en deux groupes et pris en charge par deux guides exceptionnelles.

Que retenir de cette jolie visite ?

L’hôtel-Dieu lessinois est contemporain de tout le mouvement hospitalier qui se développa en Europe aux 12e et 13e siècles. A la fin du 12e, en effet, on assiste, dans les comtés de Flandre et de Hainaut, à la création de nombreux hôpitaux. L’hôpital Saint-Jean de Bruges, fondé vers 1180, fut l’un des premiers, l’un des plus célèbres et l’un des mieux conservés.

Ces hôpitaux étaient destinés à accueillir les pauvres malades indigents, les laissés-pour-compte de la société. A l’époque, à l’abri des ceintures de remparts, les populations des villes connaissaient une croissance démographique importante. Mais il n’existait aucune forme de sécurité sociale ; les petits artisans ou commerçants qui tombaient malades perdaient très vite leur gagne-pain et risquaient de se retrouver à la rue, obligés de mendier pour survivre.

Cette situation sociale posa rapidement des problèmes aux gouvernants des cités qui tentèrent de les résoudre en créant des hôpitaux. Ces institutions accueilleront ceux qui ne peuvent se payer une « médecine privée » à domicile, réservée aux nobles et aux bourgeois.

Notre Dame à la Rose fit donc son apparition à une époque de prospérité pour Lessines, qui connaissait un certain développement depuis le 12e siècle. Mais ce développement et l’accroissement de la population à Lessines allaient favoriser l’apparition de maladies et d’épidémies. L’hôtellerie pour lépreux et le béguinage n’étant plus suffisants pour subvenir aux besoins des indigents, l’ouverture d’un asile hospitalier devint une nécessité.

Lorsqu’Alix de Rosoit fonda cet hôpital en y établissant une communauté religieuse, son intention était double : y assurer la prière pour le repos de l’âme de son mari, Arnould d’Oudenaarde, et y faire œuvre de charité en accueillant « les malades dont la santé est telle qu’ils ne puissent aller mendier de porte en porte… ».

Au Moyen Age, religion et vie quotidienne sont intimement mêlées. Pour la fondatrice, derrière l’œuvre de charité se cache aussi le souci de racheter les fautes du lignage pour accéder au paradis.

En fait, l’hôpital créait une double solidarité : d’une part, entre les bienfaiteurs de l’institution et les malheureux qui y étaient hébergés, d’autre part, entre l’élévation spirituelle de la souffrance des malades et la misère morale des donateurs bien nantis. Peut-être Alix de Rosoit pensait-elle aussi à conforter la position des Oudenaarde, en se ménageant les faveurs de l’évêché et la reconnaissance des gens de Lessines.

Durant des siècles, l’hôtel-Dieu lessinois bénéficiera de donations et privilèges financiers en tous genres ; il sera protégé par les rois, princes, ducs, papes et évêques.

Les religieuses de l’hôpital Notre-Dame de Lessines étaient issues soit de la noblesse, soit de familles de gros censiers ou de petits fonctionnaires (baillis, hommes de fiefs, …). Cette origine importante ou relativement importante explique la richesse actuelle de la maison puisque les jeunes religieuses apportaient, à leur entrée en religion, leur dote à la communauté ; d’un autre côté, il n’était pas rare que les parents ou la famille fassent des dons de diverses natures : argent, terres, rentes, chapellenies, mais aussi œuvres d’art, meubles, … Un lien de parenté unissait souvent les religieuses entre elles.

Les travaux attribués aux chanoinesses étaient divers : portière, pharmacienne, sacristine, lingère, gestionnaire de la ferme ou de la brasserie, cuisinière, infirmière du service de jour des malades, de nuit, … Pendant leur temps libre, elles entretenaient le linge, filaient la laine, cousaient, elles suivaient parfois des cours de musique.

Le nombre de religieuses, depuis la fondation jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, a varié de 7 à 18 (nombre limite fixé au XVe siècle). Par la suite, il est parfois monté jusqu’à 26 (en 1852).

Signalons qu’en décembre 1881, suite à des heurts entre la communauté religieuse et l’autorité civile, la Prieure Alix DUMONT et l’abbé BATAILLE, directeur spirituel, quittèrent Lessines pour créer une filiale à JOLIMONT, les Servites de Marie, qui occupent toujours l’hôpital de Jolimont à l’heure actuelle ; c’est d’ailleurs avec cet ordre que les chanoinesses de Lessines ont fusionné en 1958 afin de pourvoir l’hôpital en personnel religieux.

Après cette visite à Lessines, nous nous sommes dirigés (non sans peine !) vers l’église de Houraing pour un petit pique-nique agrémenté d’une collation auprès des sœurs de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse.

La journée diocésaine se termina par une eucharistie dans l’église de Notre de la Médaille Miraculeuse.

Tous les participants célébrèrent cette messe en union complète avec les membres présents mais aussi avec les membres de notre mouvement n’ayant pu se déplacer.

Le Conseil diocésain remercie tous les participants à cette première sortie groupée. Nous pouvons être contents car nous avons eu 65 réservations et au final malgré les petits bobos ou maladies de dernière minute nous étions 60 présents.

Merci à toutes et tous pour votre participation et j’ajouterai une mention très spéciale à notre ami Eugène Massinon lequel a permis d’organiser cette journée.

Luc Vandeloise


Agenda :

 

 

Présentation et distribution de la brochure 2018-2019 « VIVRE »

À Namur, rue Ernotte, 10,

Derrière la gare, chez les petites sœurs des pauvres,

Le 27 août 2018 à 9h30.

Nous espérons que chaque groupe y enverra au moins un représentant. En cas d’absence à cette journée, prenez contact avec la trésorière Lucette Ghislain : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Tél.065/785144.

 

Fête des retraités :

Mini concert du trio GPS et une eucharistie

Fin octobre à la cathédrale Saint Michel et Gudule.

Le thème sera proche de celui de la brochure 2018-2019 :

Vivre, c’est aimer

 

  

Récollection de Mesvin :

Le mardi 2 octobre 2018.

Prédicateur : Etienne Mayance.

 

Prochain conseil diocésain :

Le jeudi 22 novembre 2018.

 

 


 

ECHOS DE NOS GROUPES

 

Secteur de Tournai

Groupe de Péruwelz

Cette année, pour le vendredi saint, l’équipe pastorale a décidé de remettre à l'honneur le chemin de croix de Callenelle, composé de douze croix réparties dans tout le village, en souvenir des douze soldats rentrés sains et saufs de la deuxième guerre mondiale. Ce chemin étant par définition, assez long et peu accessible aux personnes âgées ou handicapées, notre doyen nous a proposé d'animer un chemin de croix intérieur dans notre belle basilique de Notre -Dame de Bonsecours, le vendredi de la mi-carême. Cette proposition fut vite agréée par tous les participants de notre groupe, qui se sont dès lors mis au travail : recherche pour le commentaire des quatorze stations, les textes méditatifs, les chants, gestes et symboles appropriés ...  Le jour J, tous ont mis la main à la pâte pour lire, chanter, distribuer les objets symboliques à la trentaine de participants venus nous rejoindre. Le moment fut mémorable, et tous ont convenu de remettre ça l'an prochain : ce n’est pas parce qu'on est retraité qu'on ne peut plus être utile à la paroisse ! 

                                                                                                      Léonne Deneubourg

Secteur du grand Charleroi.

Groupe de Gilly

Les groupes Vie Montante de Gilly et de Châtelet se sont réunis le lundi 14 mai                                    2018 à l’Abbaye de Soleilmont. « GPS pour notre temps » était Le thème de la journée animée par Monsieur l’Abbé Tamigniau. Madame Sylviane Hancq, notre présidente nationale francophone a été invitée et a accepté d’être parmi nous.

 Nous avons regardé notre monde avec l’œil du pape François. Quatre points ont été évoqués : Notre société est-elle encore chrétienne aujourd’hui ? Notre GPS nous conduit-il vers Dieu, le tout autre ? Notre GPS nous aide-t-il à rejoindre l’humanité telle qu’elle est aujourd’hui ?

L’Eglise doit se remettre en question tous les jours pour se                                     

rapprocher de Dieu et du monde dans lequel nous évoluons.                                      

Des balises nous sont nécessaires pour bâtir notre maison                                         

commune qu’est la terre.  Nous constatons qu’elle est en grand                                  

danger. St François d’Assise est un modèle pour les chrétiens. La Bible et la création sont des paroles pour notre temps bien que millénaires. Notre planète a faim d’amour.

En conclusion, un GPS est nécessaire pour retrouver notre chemin vers Dieu et nos frères. Chacun est un instrument de Dieu qui peut contribuer à la sauvegarde de la création. Les inégalités planétaires, la mondialisation indifférente, la politique de l’immédiateté entraîne la destruction de notre monde. La lutte contre la pauvreté et celle de préserver la nature vont de pair. Prenons du temps pour retrouver l’harmonie avec la création et pour réfléchir à notre style de vie, pour prier, contempler et remercier le créateur pour sa présence en nous et dans ce qui nous entoure. Relions nos solidarités avec la Trinité. Tous nos petits pas sont un tremplin pour un autre demain. Pour sauver notre planète, le pape François nous donne 10 propositions.

L’après-midi, l’Abbé Tamigniaux nous a fait découvrir des balises pour la vie de nos communautés. Le pape François nous invite à   être un peuple de Dieu en accord avec l’amour du Père et une Eglise en sortie, missionnaire, pleine d’initiatives, ouverte et accueillante.

L’Eglise est le lieu de la miséricorde. Elle est un peuple aux visages multiples. La joie du Christ doit y transpirer. Les jeunes nous appellent à réveiller et faire grandir l’espérance. Nos liturgies, nos sacrements sont des « lieux d’Evangélisation ». C’est pourquoi il est nécessaire de regrouper les forces vives de toutes nos communautés de base et devenir un peuple solidaire qui marche ensemble sur les traces de Jésus. Les femmes sont invitées à prendre des responsabilités dans l’Eglise

De même les familles sont des petites communautés qui ont besoin de balises aussi pour transmettre l’amour de Dieu trinitaire. Le mariage est le reflet de l’union du Christ et de son Eglise. La force de la famille réside dans sa capacité d’aimer et d’enseigner à aimer. C’est par les aînés de notre société que les plus jeunes peuvent revenir au sens profond de la foi. L’Eglise propose l’idéal du mariage mais elle est invitée à vivre la miséricorde face aux divorcés remariés.  Face aux familles monoparentales, elle leur doit réconfort et soutien. A chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle elle doit respect et dignité.

Une messe d’action de grâce a clôturé notre journée. Nous nous sommes quittés après avoir dégusté une bonne tartine du pain de l’Abbaye.

Monique Splingaire et Marie-Louise Thomas

 

Groupe de Grand-Reng

                A propos d’une expérience de Mort Imminente.

Lors de la dernière réunion de Mesvin, Berthe m’a entendu signaler que j’avais vécu une expérience de Mort Imminente. Elle m’a alors demandé de venir en parler à son groupe. Il s’agit d’un groupe œcuménique ELIM qui se réunit chaque semaine afin d’avancer dans la Foi par le biais d’enseignements éclectiques donnés par des Catholiques et des Protestants. Cette formule me séduit particulièrement par son esprit d’ouverture et de volonté de connaître une autre manière (autre mais pas vraiment éloignée d’ailleurs) de vivre plus intensément notre Foi, nos réflexions, nos croyances …et en général ce qui fait de nous des êtres humains responsables.

Mon intervention était la première d’une série de 7 et le sujet était « Jésus t’aime », ce qui m’interpelait vraiment car très lié à cet épisode de ma vie.

Cette expérience, je l’ai vécue en 2004, après un accident de voiture. Pendant le coma qui a suivi (et qui a duré 11 jours) j’ai eu des tas de visions différentes que j’ai pu, pour la plupart, relier à mon vécu mais ce dont j’ai été le plus marquée - et qui reste nettement présent à mon esprit – est cet épisode où, je crois, je partais vers la mort…Je marchais dans une zone d’ombre épaisse (que certains appellent un tunnel) vers une lumière qui m’attirait irrésistiblement. Je marchais tranquillement, sereine et heureuse quand j’ai perçu la voix de ma fille qui me disait « Maman, ne pars pas, reste avec nous … »   Mais qui me disait aussi « Maman, si c’est trop dur, on se débrouillera, ne t’inquiète pas de nous, tu peux partir…mais on aimerait tant que tu restes avec nous » ……Alors, je me suis arrêtée.

Bien sûr, le groupe m’a posé beaucoup de questions dont la principale était ce que j’avais retiré de cette expérience. Voilà ce qui me semblait le plus important.

  • D’abord, qu’il n’est pas difficile de mourir…j’étais attendue dans cette lumière très claire, très brillante où tout n’est que bienveillance. Ce qui est difficile, je crois, et c’est ce qui m’a retenue, c’est d’abandonner ceux qu’on aime.
  • Cette expérience m’a permis d’accompagner mon mari et aussi mon amie d’enfance pour les aider à mourir sereinement.
  • Je pense être devenue plus tolérante, plus « acceptante » des autres. Je m’inquiète moins pour des choses qui ont peu d’importance. J’ai appris à relativiser…mais j’ai encore des progrès à faire !
  • Enfin, dans ma vie de tous les jours, je ne me sens plus jamais seule. J’ai ressenti profondément ce que voulaient dire les notions très imagées d’ange gardien et les représentations de Dieu. …toutes fausses, bien sûr, mais impossibles à expliquer autrement.

Je sais maintenant qu’il n’existe pas de Dieu vengeur ni même de Dieu juge. Que la compassion et la bienveillance inconditionnelles sont des notions que, bien trop souvent, l’Eglise semble oublier.

Pour moi, si je ne dois retirer qu’un enseignement de cette expérience est, justement, le thème de la réunion : « Jésus t’aime ».

Rose-Marie Defossez

 

Secteur de Mons-Borinage

Groupe de Quaregnon

QUAREGNON-WASMUEL

Voyage annuel

  JEUDI 2 AOÛT 2018    DURBUY

Et environs dans la magnifique province du Luxembourg                       

Visites ville, topiaires, confiturerie et

Brasserie régionale

Inscription avant le 30 juin uniquement par paiement et remise document officiel car nombre limité

 PRIX : 27 euros

Renseignements : 065 785144 ou 065 793057

Ce voyage est organisé par le groupe VIE MONTANTE   en                                                                    collaboration avec l’Unité Pastorale de Quaregnon-Wasmuël

Secteur du Centre-Soignies

 

Groupe de Binche

 

Que de changements à Binche ! Ouverture, autre local, autre orientation, animation sans prêtre.

Yalla! Un mot de sœur Emmanuelle du Caire.  Allons de l'avant.

Après avoir passé un cap à VM Binche en juin 2017, une nouvelle orientation semble ensemble être prise.

" Sois consciente que tu es responsable pour ceux et celles qui te sont confiés.  Porte - les dans ton cœur, non seulement leur nom mais aussi leurs capacités et toute leur personnalité, les circonstances dans lesquelles ils vivent et tout ce qui les intéresse.  Cela n'est pas difficile, il faut juste vraiment les aimer." Sainte Angela Merci.

La nouvelle orientation se trouve dans tu es responsable pour…". Cette responsabilité est dorénavant portée par chaque membre dans toutes les décisions, petites et grandes. Nous sommes TOUS responsables pour le groupe.

Nouvelle orientation dans les faits." Fais-moi sortir, Seigneur". Nous avons décidé de sortir de nos habitudes. Fini le train-train. Tout comme le Carême, là c'est le désert, le seul à seul avec le Seigneur, mais c'est un voyage aussi !

Yalla! Orientation nouvelle, ouverture pour que de nouveaux membres puissent nous rejoindre. Guidé par l'Esprit-Saint. Prière. Aujourd'hui nous avons 4 membres en plus. Et nous espérons que d'autres vont encore nous rejoindre.

Nous avons saisi que Vie Montante ouvre la porte vers des choix que nous devons faire, étant donné que nous avançons en âge dans le physique, dans le psychique et dans le spirituel.

Les efforts physiques deviennent difficiles. Nous devenons de plus en plus dépendants des autres.   Choisir alors la route qui nous met sur le chemin de Vie.  La femme qui avait promis à sainte Mère Teresa de s'occuper ensemble des mourants dans les rues de Calcutta est tombée juste après gravement malade. Physiquement elle ne savait plus. Elle a commencé à porter dans la prière l'œuvre de mère Teresa.

Sur le plan physique beaucoup de choses changent pour les membres de vie Montante.

Sur le plan psychique accepter les limites de la condition humaine, accepter sa réalité. Traverser la crise de perte, de manque. Seul cela n'est pas possible mais avec le Seigneur on en ressort grandi.

Sur le plan spirituel retrouver sa source et s'y abreuver. Les textes bibliques dans la brochure de vie montante nous aident beaucoup.

Avec la Vie Montante tu gravis la montagne, cela n'est pas sans peines mais nos enfants, nos voisins, nos amis voient comment nous vivons et ils ne resteront pas indifférents à notre façon de vivre.

Magda Vanderheyden.

 

Secteur d’Ath

Groupe de Chièvres

EN RÉUNION AVEC MARTHE, MARIE ET JÉSUS.

Après la prière de la Vie Montante, les nouvelles des absents et les informations générales concernant les clochers de l’unité pastorale nous avons abordé le thème de notre réunion qui a revêtu un caractère inhabituel. Nous étions une vingtaine à cette réunion.

Pour ce mois de mai, la campagne d’année étant épuisée, il fallait un autre thème pour animer le partage. Mon choix s’est porté sur l’article de notre présidente nationale paru dans Sérénité d’avril-mai et intitulé : « De Marthe à Marie ». Pour l’animation trois questions ont été prévues et insérées dans ce texte reproduit sur une feuille remise à chacun. Pour éviter que les réponses ne soient puisées dans le texte, chaque question a été posée et débattue avant de lire le texte de Sylviane qui s’y rapporte. De mémoire, voici les grandes lignes de cette réunion. Les parties en italique gras ont été insérées dans le texte original.

DE MARTHE À MARIE (Sérénité avril-mai 2018)

  1. 1. Racontons cet épisode de l’Evangile et ensuite écoutons sa lecture.

Si la plupart se souviennent et peuvent parler de la résurrection de Lazare, seulement quelques personnes se souvenaient de la visite de Jésus chez Marthe et Marie. La confusion était presque générale entre le comportement des deux sœurs. Il y avait quand même quelques personnes qui savaient ce qui s’était passé.

Lecture de l’Evangile (Luc 10).

Une affection toute particulière me lie à Marthe et Marie car je me sens parfois proche de l'une et je souhaite tant ressembler à l'autre. Lazare, Marthe et Marie sont des amis de Jésus même s'ils n'apparaissent dans les Evangiles qu'à deux reprises. On peut donc penser que lorsqu'il se retrouve chez eux, Jésus est à la fois l'ami mais aussi celui que l'on appelle « Rabbi » et donc un invité de marque.

L'épisode qui nous intéresse n'est rapporté que par Luc (Luc, 10). Nous comprenons que Marthe veille à ce que tout soit parfait. Rappelons-nous qu'à cette époque, les femmes ne jouissaient pas de la même considération que les hommes. Y compris dans leurs familles, les tâches subalternes leur étaient confiées. Luc réagit contre ce dédain envers les femmes. Il est d'ailleurs le seul des quatre évangélistes à raconter ce passage de la vie de Jésus.

  1. 2. Chez nous, existe-t-il encore des différences de considération entre hommes et femmes ?

Nous constatons que dans notre pays un effort est fait pour élever la femme à un niveau social comparable à celui de l’homme. On cite le droit de vote et l’obligation d’intégrer des femmes dans les listes électorales. Des femmes sont ministres. Nombreuses sont les femmes dans des postes universitaires. Mais bien souvent la femme est la bonne à faire tourner le ménage ! Et parfois en plus de son travail. Un rôle qui à toute son importance vu les responsabilités que cela implique. Il n’en est pas de même dans d’autres contrées. On cite l’Islam intégriste, les mutilations et le rôle à tout faire de la femme africaine, le mari se cantonnant dans la chasse et la pêche.

A l'époque, la place de la femme était sans doute dans sa cuisine, elle n'était pas invitée à discuter avec le Seigneur et ses disciples. Marie, elle, a choisi la meilleure place, aux pieds du Seigneur, elle a rejoint le cercle qui s'est formé autour de Jésus. Elle s'est assise à ses pieds, comme un disciple et Jésus l’approuve : "Elle a fait le bon choix". On peut penser qu'il s'adresse à Marthe avec tendresse et non sévérité et lui explique que "Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée". Par ces paroles, Jésus fait de Marie un disciple à part entière et ouvre le cercle, non seulement aux hommes mais également aux femmes de son temps et donc à toutes les femmes d'hier et d'aujourd'hui. Luc ne nous raconte pas la suite... mais pourquoi ne pas imaginer que Jésus, leur ami, ait ensuite dit à Marthe "Viens près de nous, assieds-toi à mes côtés, j'ai des choses à te dire. Il y a un temps pour tout, un temps pour courir, veiller à offrir une table agréable dans une maison où il fait bon vivre mais aussi et surtout un temps pour se recentrer sur l'essentiel et goûter la Parole que je partage avec vous".

  1. 3. Et chacun, ici présent, se considère-t-il plus comme Marthe ou comme Marie ?

Cette question a fait l’objet d’un tour de table systématique pour que chacun puisse donner son avis. Il s’est avéré que Marthe et Marie ont, toutes deux, leur place dans le comportement de chacun. Etrangement, pour les personnes qui manifestement ne sont plus en mesure de faire un travail conséquent elles pensent qu’il en est ainsi pour elles également. En fait leurs réponses correspondent plus à leur situation antérieure qu’à la réalité d’aujourd’hui. Il y a eu aussi des réponses dans le genre : « Seule la prière reste à notre portée ».

Si Marthe et Marie me sont si chères c'est parce que je crois qu'en moi comme en beaucoup de femmes, - et ce avant de goûter au bonheur de la retraite - il y avait une Marthe qui s'activait et s'agitait pour des considérations parfois tellement matérielles, mais à mes yeux indispensables, et une Marie qui souhaitait trouver le temps de s'asseoir plus souvent aux pieds du Seigneur. Entre vie professionnelle et vie familiale, la vie s'est écoulée entre Marthe et Marie ! Le bonheur de la retraite c'est à mes yeux, laisser de plus en plus de place à Marie et grâce à un rythme de vie plus calme, laisser le Seigneur s'asseoir à ma table et m'apporter sa Bonne Nouvelle.

Pour mettre également Marthe à l'honneur et échapper à tout sentiment de culpabilité, je me permets de citer cette anecdote rapportée par le pasteur Jean-Claude Guillaume (trouvée sur Internet). Un prédicateur itinérant, comme il en existe dans ce pays (La Norvège), avait prêché un dimanche matin sur Marthe et Marie avec, il faut l'avouer, peu d'aménité pour Marthe. Il devait être reçu à déjeuner chez des chrétiens de l'église. Lorsqu'ils arrivèrent à la maison, on le fit entrer dans un salon non chauffé, où on le laissa méditer un bon bout de temps. Puis la maîtresse de maison, avec un sourire avenant, ouvrit la double porte qui donnait dans la chaude salle à manger, où trônait une belle table, avec une nappe blanche, des couverts en argent et des verres en cristal, tout embaumée des fumets qui émanaient de la cuisine. L'hôtesse convia alors le prédicateur en ces termes : "Votre humble servante Marthe vous invite à partager notre repas".

Le dénouement de l’histoire contée par Sylviane nous a bien fait rire.

Alors que vous soyez Marthe ou Marie, tantôt l'une tantôt l'autre, j'aime à croire que notre Seigneur nous entoure de sa bienveillance et de sa tendresse.

On a épinglé un gros mot très peu utilisé dans nos conversations habituelles : AMÉNITÉ. En voici une belle définition trouvée sur Internet : « Charme fait de douceur et de courtoisie ». Sylviane SBILLE HANCQ

Nous avons terminé la réunion avec le Pater et la bénédiction.

Le biscuit et le petit café de quatre heures nous ont permis de conclure la réunion dans l’aménité.

Eugène Massinon, Diacre animateur

Oui, Seigneur, mes vacances

Je sais que tu veux que je prenne 
des vacances pour me reposer, 
c'est mon septième jour
qui me permet de refaire mes forces,
de me détendre et de faire le point.

J'en profiterai, Seigneur, 
pour donner plus de temps à mes enfants, 
pour être plus présent à mon foyer.
Je me laisserai émerveiller
par les fleurs, le beau temps, 
le soleil et l'eau (...)

Entre deux parties de ballon
ou deux voyages de pêche, 
je dormirai, je me reposerai, je me détendrai.
Je prendrai soin de mon corps et de ma vie
que tu m'as donnés et qui parfois
sont si malmenés, si surexcités
par des accès, par des abus.

Oui, Seigneur, mes vacances 
referont mon visage fatigué, 
me rapprocheront des miens que j'ai trop oubliés
parce que mon travail prenait tout mon temps, 
parce que mes rencontres sociales
me rendaient hésitant, incertain
dans mes amours.

Je veux en profiter pour me laisser 
regarder paisiblement par toi 
qui réponds silencieusement 
à mes nombreuses questions (...)

(...) A mon âge, j'ai besoin de faire des choix,
j'ai besoin de me relancer dans la vie.
Avec toi, je veux prendre le tournant sans accident.
Oui, Seigneur, j'ai besoin de mes vacances !

Inconnu prier.be

 

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